Je suis redevenu un oiseau de nuit, un véritable chat de gouttière. Je ne connais plus la lumière du jour. C'est si bon et si douloureux à la fois. Je viens de comprendre que la liberté aliène parfois les hommes.
J'adore l'expression anglaise « In love with you ». Littéralement, on pourrait la traduire par « Dans l'amour avec toi ». Dire à une fille que l'on est dans l'amour avec elle, c'est bien plus fort que d'être simplement amoureux d'elle.
Lorsque je voyais une psy, je lui avais avoué que je détestais les débuts de relation amoureuse. Elle fut bien plus surprise par cet aveu que par tous les autres maux que je lui avais confiés. Elle ne comprit pas pourquoi. Elle me dit : « Les débuts de relations sont les meilleurs moments : votre coeur bat à mille à l'heure, vous avez la maladresse des amours débutantes, vous ne savez pas où cette histoire vous mène, vous pensez sans cesse à l'être aimé. » Je lui confirmai alors ce que je venais de dire : « Les débuts sont effroyables : mon coeur bat à mille à l'heure, j'ai la maladresse des amours débutantes, je ne sais pas où cette histoire me mène, je pense sans cesse à l'être aimé. » Tout n'est qu'une question de point de vue.
Vous êtes vous déjà demandé si j'étais encore en vie ? Si je n'étais pas mort depuis longtemps ? Et si tous mes posts n'étaient pas pré-programmés d'avant ma mort ? Peut-être que vous êtes simplement en train de lire le journal d'un cadavre. Mais les cadavres n'ont plus de nombril. Alors que faut-il en penser ?
Mourir dans un accident de voiture. Mourir euthanasié. Mourir seul. Mourir dans un suicide collectif. Mourir en faisant l'amour. Mourir d'amour. Mourir au milieu de partouzeurs anonymes. Mourir d'ennuie. Mourir d'une crise cardiaque. Mourir d'un cancer. Mourir sous l'effet pervers d'une dépression. Mourir d'une balle en plein coeur. Mourir d'un amour en plein coeur. Mourir un peu tous les jours. Mourir de vieillesse. Mourir violemment. Mourir de manière douce. Mourir le sourire aux lèvres. Mourir et recevoir un dernier baiser.
Depuis que j'ai entendu le chanteur Cali affirmer qu'il souhaitait mourir en Irlande, je ne cesse de me demander où moi-même j'aimerais crever. En tout cas, si je ne connais pas le lieu, je sais que j'aimerais mourir en écoutant le dernier album de Beirut.
Avant ma mort, n'oubliez pas de voter pour moi au Concours de Romans en cliquant ici.
Rares sont les commentaires laissés sur ce blog. Encore plus rares sont les commentaires constructifs. Définitivement plus rares sont ceux qui me touchent. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais selon les jours, selon les posts, selon mes humeurs, mon style d'écriture n'est jamais le même. Si je plagie de temps à autres mes maîtres, c'est tout simplement parce que « comprendre c'est égaler » et que je considère ce blog comme un laboratoire d'écriture. J'essaie des choses, je vois si ça marche, si ça me plaît, si ça plaît. Après libre à moi de les garder ou non. Si je parle toujours de moi, et moi, et moi, c'est tout simplement parce que je ne sais pas écrire sur autre chose. « Je ne parle pas du chat, je ne parle pas des oreilles, je ne parle pas du maïs, je ne parle pas des femmes, je ne parle pas des hommes » (Picabia), je ne parle pas de vous, je ne parle pas de mes amis, je ne parle pas des vieux, je ne parle pas des jeunes, je ne parle pas des PDG, je ne parle pas des clochards, pour la simple raison que tout ceci ne m'intéresse pas.
Si vous avez du temps à perdre ou à m'offrir, n'hésitez pas à voter pour moi pour le Festival de Romans puisque ce site fait partie de la compétition dans la catégorie Blog de Vie. Pour voter pour le nombriliste, cliquez sur le lien ci-dessous et cliquez sur "Voter pour Journal d'un nombriliste" à droite de votre écran. Merci !