Vendredi 25 Avr 2008
Début de maladie. Cela ne m'empêchera pas de sortir ce soir.
Par lenombriliste, Vendredi 25 Avr 2008 à 14:13 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Jeudi 24 Avr 2008
Je viens de me rendre compte, qu'à moins de se trouver dans un domaine culturel, le travail abrutit et rend encore plus con que ne le fait la télévision.
Par lenombriliste, Jeudi 24 Avr 2008 à 22:19 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Mercredi 23 Avr 2008
Moi qui n'aimais que les brunes, me voilà amoureux d'une blonde.
Moi qui n'aimais que les petits seins, me voilà amoureux d'un 90C.
Moi qui n'aimais que les yeux bruns, me voilà amoureux de deux iris verts.
Moi qui n'aimais pas vivre avec une femme, me voilà amoureux d'une collègue de travail.
Moi qui n'aimais pas le théâtre, me voilà amoureux d'une comédienne amatrice.
Moi qui n'aimais que les vierges, me voilà amoureux d'une capricorne.
Moi qui n'aimais que les filles de vingt ans, me voilà amoureux d'une fille de vingt-deux ans.
Moi qui n'aimais que les filles timides, me voilà amoureux d'une fille qui se laisse embrasser durant une panne d'ascenseur.
Moi qui n'aimais que les auteurs respectables, me voilà amoureux d'une fille qui a lu « Harry Potter ».
Moi qui n'aimais pas les premières de classe, me voilà amoureux d'une stagiaire majore de sa promotion.
Moi qui n'aimais que mon nombril, me voilà amoureux de Mathilde.
Par lenombriliste, Mercredi 23 Avr 2008 à 21:35 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Mardi 22 Avr 2008
Au travail, il y a un ascenseur. Un ascenseur qui ne fonctionne pas toujours très bien.
Au travail, je me sers souvent de cet ascenseur, parce que je suis le genre de type qui s'essoufle dès qu'il doit monter plus de deux étages à pied.
Au travail, Mathilde se sert également de l'ascenseur de manière régulière. Mathilde est stagiaire dans mon service, elle a vingt-deux ans et n'a connu ni le prince charmant ni les salauds.
Au travail, Mathilde et moi avons pris l'ascenseur ensemble. Le même ascenseur au même instant. Cet ascenseur qui ne fonctionne pas toujours très bien.
Au travail, nous nous somme retrouvés, Mathilde et moi, bloqués dans l'ascenseur, coincés entre deux étages, condamnés au black-out.
Les black-out ont cet avantage qu'ils font ressortir des traits de notre personnalité que nous n'avions plus ou que nous ne montrions plus.
Dans le black-out, à la lueur de la flamme d'un briquet Zippo, nous avons discuté de toutes les fois où nous nous sommes retrouvés coincés dans un ascenseur (c'était la première fois pour moi), du temps que mettait en moyenne le technicien pour intervenir, de la façon la plus agréable de tuer l'ennui.
Dans le black-out, nous nous sommes confiés nos amours perdues, nos souvenirs d'enfance, notre peur de l'avenir et notre soif d'instants présents.
Dans le black-out, nous nous sommes embrassés un peu par amour et surtout parce que l'instant était idéal.
Dans le black-out, j'ai longuement regardé les yeux de Mathilde qui brillaient de mille feux Zippo.
Dans le black-out, le grand salaud est redevenu un petit prince et la belle inconnue sa rose.
Par lenombriliste, Mardi 22 Avr 2008 à 22:26 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Lundi 21 Avr 2008
J'hésite encore quant à la méthode à utiliser pour obtenir la vie éternelle. Être bon avec son prochain ? Se cloner à l'infini comme dans le roman de Houellebecq ? Ecrire, encore et toujours, pour laisser un souvenir ou une trace de mon passage sur Terre ? D'un côté, si je n'écris que pour laisser une trace de moi, je pourrais très bien taguer tous mes lecteurs ou aller éjaculer sur eux. Ce serait plus facile.
Par lenombriliste, Lundi 21 Avr 2008 à 22:24 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Dimanche 20 Avr 2008
Suivant le conseil de Chifumi, j'ai lu Corpus Christine de Max Monnehay. J'ai apprécié, mais la sensation qui s'empara de moi en le lisant a parasité mon jugement. L'écriture m'est très familière, ressemblant beaucoup à ma façon d'écrire parfois (en tout cas pour les romans, pas pour ce blog). La psychologie du personnage principal est également très proche de celle que j'aime donner au mien. C'est vraiment étrange, j'ai eu l'impression de lire un livre que j'avais oublié avoir écrit. Max Monnehay serait-il le nombriliste du futur venu faire publier son manuscrit dans le passé ?
Par lenombriliste, Dimanche 20 Avr 2008 à 22:20 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Samedi 19 Avr 2008
J'ai finalement succombé à la tentation, je me suis acheté un iPod, vous savez ce petit appareil made in Apple qui vous permet d'emporter votre musique partout avec vous et de vous isoler du monde partout où vous allez.
Par lenombriliste, Samedi 19 Avr 2008 à 22:19 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Vendredi 18 Avr 2008
Conversation avec Mathilde, une stagiaire de vingt-deux ans :
"- Je n'ai jamais connu une relation sérieuse avec un homme.
- Tu n'as encore jamais rencontré de princes charmants ou de salauds ?
- Non. Et toi, de quel côté tu te trouves ? Celui des salauds ou celui des princes charmants?
- Je suis un prince charmant qui se prend pour un salaud.
- C'est inquiétant.
- Ce n'est pas le pire.
- Ah bon ?!
- Le pire c'est que parfois l'inverse est vrai aussi."
Par lenombriliste, Vendredi 18 Avr 2008 à 22:18 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Jeudi 17 Avr 2008
Ma vie est désormais réglée par le rythme du travail : lever à 5h00, départ à 6h00, arrivée à 8h00, repas à 12h00, retour à 13h00, départ à 17h00, retour à 19h00. Je ne m'y fais pas. Il y a encore quelques semaines, je vivais dans un non-rythme : je me couchais quand j'en avais envie, me levais quand j'en avais envie, me branlais quand j'en avais envie, mangeais quand j'en avais envie, quittais la ville quand j'en avais envie. Sans me soucier ni du jour ni de la nuit, ni des heures ni des jours, je vivais dans le chaos le plus total. Rien ne me déboussole plus dans la vie que les repères.
Par lenombriliste, Jeudi 17 Avr 2008 à 22:59 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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Mercredi 16 Avr 2008
En allant au travail, je me suis endormi dans le train. Arrivé à destination et au terminus, je dormais toujours et aucun usager n'a daigné me réveiller. Nous étions tous arrivés à destination et les autres ont quitté le wagon en me laissant dormir. Personne ne faisait attention à moi ? N'osaient-ils pas me réveiller et me sortir de mes rêves pour me plonger dans la réalité ? Si la vie était un conte de fée, une princesse serait venue me réveiller d'un baiser ou d'une pipe et nous aurions pris ensemble le premier train vers une destination inconnue. A la place, un contrôleur moustachu de la SNCF m'a frappé violemment sur l'épaule pour me jeter hors de mes rêves et du train.
Par lenombriliste, Mercredi 16 Avr 2008 à 02:10 GMT+2 dans PARTIE II - Nourrir le nombril
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