Samedi 9 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Samedi 9 Fevrier 2008 à 00:07 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
La soirée d'hier était agréable. Anna, ma future mannequin, ma future petite amie et sans doute ma future ex-petite amie me manque. Je passe le temps à tripoter entre mes doigts son numéro de téléphone écrit sur un ticket de métro. Je regarde mon téléphone portable et j'écris des SMS que je n'envoie pas et je compose son numéro que je n'appelle pas. Je n'ai pas le droit. La règle des trois jours m'empêche de le faire. Toujours attendre trois jours avant de rappeler une fille. Voilà une règle idiote mais c'est une des rares choses que se lèguent les hommes entre eux depuis le début de l'humanité.
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Vendredi 8 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Vendredi 8 Fevrier 2008 à 17:22 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Pour la première fois de ma vie, je suis sorti hier soir avec un mannequin, ou plutôt une fille qui rêvait de le devenir. C'était d'un ennui. La petite rêvait de podium, de tabloïds, de cinéma. C'est vous dire tous les points communs que nous avions. Au restaurant nous avons eu les conversations la plus insipides du monde et nous avions l'impression d'être constamment coupés par des publicités tant il y avait de noms de marques dans nos phrases : Dolce & Gabbana, Gucci, Dior, YSL, Ikea, Lucky Strike, Dunhill. Malgré cela, cette fille me plaît, même si elle se fait vomir dans les toilettes après avoir mangé, même si je la soupçonne d'avoir pris un soupçon de coke aussi, même si elle parle constamment de qui elle voudrait être et non pas de qui elle est, même si elle croit que le monde tourne (ou tournera) un jour uniquement autour de son image. Pour toutes ses raisons, je vais essayer de la revoir.
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Jeudi 7 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Jeudi 7 Fevrier 2008 à 17:22 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
J'écris ce journal pour ne pas oublier d'écrire. Il faut écrire, toujours écrire. Ecrire sans cesse pour ne jamais mourir.
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Mercredi 6 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Mercredi 6 Fevrier 2008 à 00:05 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je suis comme Woody Allen dans « Sleeper », je ne crois ni en la politique, ni en Dieu, je crois seulement en deux choses : le sexe et la mort.
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Mardi 5 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Mardi 5 Fevrier 2008 à 02:47 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
En faisant la liste de toutes mes ex, j'essaie de deviner leur point commun, cette petite chose qui relie chacune d'entre elles, et qui fait que je ne suis pas sorti avec elle simplement par hasard : leur couleur de cheveux, leurs yeux, leur goût pour le morbide, leur façon de se torturer l'esprit pour un rien, leurs goût musicaux, leur bouche, leurs seins, leur passion pour la littérature finlandaise ? A moins que les seuls points communs entre elles soient le fait qu'elles aient couché avec moi, se soient lassé de mes enfantillages et m'aient quitté.
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Lundi 4 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Lundi 4 Fevrier 2008 à 17:40 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je panse (mes plaies) donc je suis (vivant).
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Dimanche 3 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Dimanche 3 Fevrier 2008 à 17:40 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
En rencontrant une femme, je ne sais jamais si je cherche la mère de mes enfants ou la mère de mon enfance.
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Samedi 2 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Samedi 2 Fevrier 2008 à 17:39 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je n'ai pas pu tuer la première personne que j'ai croisée hier soir. C'était un clochard qui me ressemblait étrangement. Alors je suis rentré chez moi et j'ai bu à sa santé, j'ai bu pour cet homme qui ne savait même pas qu'il avait failli perdre la vie.
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Vendredi 1 Fevrier 2008
Par lenombriliste, Vendredi 1 Fevrier 2008 à 17:39 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Il faut que je sorte de chez moi. Ce soir c'est décidé, je descends dans la rue et je tue quelqu'un. Comme ça. Sans raison. J'assassine la première personne que je rencontre. Il faut que je vole une vie, comme ça, comme un vulgaire kleptomane. La première personne. Peu importe. Un clochard, une vieille dame, un P.D.G. N'importe qui. Et si la première chose que je croise en sortant est un miroir, alors je mets fin à mes propres jours.
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