Chef-d'oeuvre
J'ai longtemps pensé que mes plus beaux écrits étaient dus à un état de spleen ou de mélancolie. Il n'en est rien. C'est la colère qui a fait naître en moi ma plus belle oeuvre : moi. Je suis mon propre créateur. Ce ne sont ni la société ni les parents qui ont créé le monstre que je suis. Je ne le dois qu'à moi seul. Je fais de ma vie un chef d'oeuvre de colère et d'autodestruction. Je démolis tout ce qui me touche. Je casse tout ce qui me dépasse. Je détruis tout ce qui me rend dépendant. J'élimine tous ceux qui dépendent de moi. Comme Gainsbourg, je pratique la politique de la femme brûlée : je brûle toutes les femmes que j'ai aimées.
Par lenombriliste, Mercredi 30 Janvier 2008 à 00:00 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril (article, RSS)











