Journal d'un nombriliste

Chef-d'oeuvre

   J'ai longtemps pensé que mes plus beaux écrits étaient dus à un état de spleen ou de mélancolie. Il n'en est rien. C'est la colère qui a fait naître en moi ma plus belle oeuvre : moi. Je suis mon propre créateur. Ce ne sont ni la société ni les parents qui ont créé le monstre que je suis. Je ne le dois qu'à moi seul. Je fais de ma vie un chef d'oeuvre de colère et d'autodestruction. Je démolis tout ce qui me touche. Je casse tout ce qui me dépasse. Je détruis tout ce qui me rend dépendant. J'élimine tous ceux qui dépendent de moi. Comme Gainsbourg, je pratique la politique de la femme brûlée : je brûle toutes les femmes que j'ai aimées.

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 3 + 4 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens