Publicité
Si je reste un enfant à mon âge, c'est en partie à cause de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Je dis bien « en partie » car ce serait trop facile de rejeter la responsabilité de tous mes maux sur la société. Mais il faut être lucide : la publicité nous infantilise. Depuis notre naissance jusqu'à notre mort, nous ne grandissons plus car nous ne pensons plus : nous passons notre temps à têter les mamelles de la publicité. Radio, métro, stylo, bus, abri-bus, immeubles, journaux, télévision, internet, prospectus. La publicité crée chez moi un besoin éternellement inassouvi, une sorte de faim sans fin. Il est temps d'achever notre Oedipe et de baiser une bonne fois pour toute notre mère la pub.
Cette société me détruit de l'intérieur. Je ne sais pas si cela du à la période de Noël, mais cette aliénation devient de plus en plus difficile à supporter. Le constat est simple : plus je consomme, plus je me consume.
Par lenombriliste, Jeudi 20 Decembre 2007 à 19:20 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril (article, RSS)











