Journal d'un nombriliste

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve

    J'ai quitté la France et le fantôme de Sophie parce que j'y étais malheureux. Je quitte Prague et Katrina parce que j'y suis heureux. Prêt à rejoindre le quai de la gare, je fuis le bonheur de peur qu'il ne se sauve.

Vos commentaires

1 Le Samedi 8 Decembre 2007 à 12:18 GMT+2, par Al1

Si tu as trouvé ton bonheur là bas, pourquoi ne pas essayer de le garder ?

Peut-être que ce bonheur est éphémère, peut-être pas. En tout cas il faut le prendre là où il se trouve et accepter qu'il puisse disparaître du jour au lendemain.

C'est vrai que la souffrance apporte sa dose de satisfaction aussi. Mais le bonheur se présente moins souvent quand même.

2 Le Samedi 8 Decembre 2007 à 13:46 GMT+2, par un certain léon

parce que j'aime ce que tu écris et que je déteste ta vie dans laquelle tu t'embourbe, dans laquelle tu te traine toi-meme dans la boue, parce que je me sens parfois similaire, parce je n'écris pas sur moi mais que c'est moi que j'écris, parce que le nihilisme qui me gagne comme une douce gangrene nous rapproche, et parce que j'ai besoin de pub pour mon blog. Parce que la vie m'apparait en noir et blanc, parce que je ne sais pas écrire un journal et que toi si, parce que je veux que tu lises mes histoires, parce que j'espère qu'on pourrait se comprendre ...
Parce que ton blog me touche et que je ne ressent rien ...
Parce que ce haiku composé ce matin :

Les flocons tombant
Recouvrent une ronce morte
Enfin, c'est l'hiver

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