Lundi 31 Déc 2007
Idées folles et saugrenues
Par lenombriliste, Lundi 31 Déc 2007 à 12:45 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Lundi 31 Déc 2007
Par lenombriliste, Lundi 31 Déc 2007 à 12:45 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Dimanche 30 Déc 2007
Par lenombriliste, Dimanche 30 Déc 2007 à 14:35 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
La phrase de la semaine est signée Christian :
"Dans la nouvelle saison d'Heroes, un nouveau super héros va faire son apparition. Il aura le super-pouvoir d'achat."
Enfin une série qui va faire rêver tous les Français.
Samedi 29 Déc 2007
Par lenombriliste, Samedi 29 Déc 2007 à 11:39 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je suis allé au restaurant avec des amis. Et aussi des amis de mes amis. Vous connaissez sans doute ces soirées où vos connaissances essaient de vous enlever votre célibat en vous présentant une de leur copine en manque d'amour : cette amie qu'une amie a tenté de jeter dans vos bras.
Malheureusement pendant toute la soirée, j'avais l'esprit ailleurs. Si bien que je ne me rappelle ni le visage ni le prénom de cette fille. J'étais préoccupé par une autre personne qui se trouvait à la table voisine de la nôtre. Ce n'était pas une femme, mais un homme de cinquante ans qui mangeait seul en lisant un roman de Salinger (mais est-on réellement seul lorsque l'on est accompagné d'un livre ?). Ce qui me perturbait chez ce quinquagénaire, c'est qu'il me ressemblait étrangement, en plus vieux bien sûr. Je pense que cela vous est déjà arrivé dans la rue, dans le métro, dans un concert, de croiser des gens plus âgés qui vous ressemblent. Généralement on se dit : « Voilà à quoi on risque de ressembler dans quelques décennies. »
Ce fut également ma première pensée. Mais tout à coup j'ai eu comme un vertige. Et si cet homme était réellement moi. Je veux dire, et s'il venait du futur pour venir à ma rencontre. Peut-être qu'il avait des choses importantes à me dire, qu'il devait me prévenir d'une décision que je devais prendre ou que je devais éviter.
J'ai donc passé toute la soirée absent, absorbé par cet homme seul avec Salinger. J'ai attendu des heures qu'il vienne me parler, délaissant par la même occasion mon repas, mes amis et la fille en face de moi qui me faisait les yeux doux. Mais l'homme ne m'a pas adressé un seul mot de la soirée. Il est parti en payant son addition et sans me jeter le moindre regard. Mais en y repensant, s'il était vraiment le « moi » du futur, il devait, comme moi, être trop timide pour m'aborder.
Vendredi 28 Déc 2007
Par lenombriliste, Vendredi 28 Déc 2007 à 14:34 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Jeudi 27 Déc 2007
Par lenombriliste, Jeudi 27 Déc 2007 à 17:29 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je viens de découvrir "Second Life". Vous savez, le jeu en réseau pour les personnes qui ont raté leur vie.
Dans "Second Life", votre personnage peut boire, fumer, faire des rencontres, dormir, aimer, baiser, se séparer, mourir. Enfin bref, il peut faire tout ce que l'on peut faire dans la vie réelle, à part une seule chose : jouer à Second Life.
A quand "Third Life" pour les personnes qui ont raté leur seconde vie ?
Mercredi 26 Déc 2007
Par lenombriliste, Mercredi 26 Déc 2007 à 22:14 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
J'ai un ami ambulancier, et avec ce qu'il me raconte, j'ai été calmé de mes envies de rouler ivre en vélib' à Paris.
J'ai un ami médecin, et avec ce qu'il me raconte, j'ai été calmé de mes envies de fumer.
J'ai un ami séropositif, et avec ce qu'il me raconte, j'ai été calmé de mes envies de baiser.
J'ai un ami vivant, et avec ce qu'il me raconte, j'ai été calmé de mes envies de vivre.
Mardi 25 Déc 2007
Par lenombriliste, Mardi 25 Déc 2007 à 14:35 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Lundi 24 Déc 2007
Par lenombriliste, Lundi 24 Déc 2007 à 13:33 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Dimanche 23 Déc 2007
Par lenombriliste, Dimanche 23 Déc 2007 à 14:05 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
La phrase de la semaine est une citation de Beigbeder :
« Grandir sans homme à la maison condamne à vivre sans jamais savoir qui l'on est, ni ce qu'on veut, à part conquérir sans cesse des femmes qu'on ne parvient jamais à supporter »
J'en ai assez des auteurs qui parviennent à exprimer mieux que moi ma propre condition.
Samedi 22 Déc 2007
Par lenombriliste, Samedi 22 Déc 2007 à 17:26 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Frédéric est encore passé chez moi pour parler de son problème présent : son futur enfant. Il s'est résigné à ne pas parler d'avortement devant Lucie, sa femme. Pour trouver une solution, je lui propose ce questionnaire à choix multiples :
A) Fuir dans un pays lointain
B) Assassiner Lucie
C) Ecrire un roman/blog/poème pour croire qu'on va mieux
D) Prendre une maîtresse et oublier tous ses soucis
E) Accepter son rôle de père, les problèmes et les divorces qui accompagnent la situation
Je vous laisse le soin de cocher la bonne réponse à sa place, même si je ne suis pas certain que la meilleure solution soit parmi celles-ci.
Vendredi 21 Déc 2007
Par lenombriliste, Vendredi 21 Déc 2007 à 17:44 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Jeudi 20 Déc 2007
Par lenombriliste, Jeudi 20 Déc 2007 à 19:20 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Si je reste un enfant à mon âge, c'est en partie à cause de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Je dis bien « en partie » car ce serait trop facile de rejeter la responsabilité de tous mes maux sur la société. Mais il faut être lucide : la publicité nous infantilise. Depuis notre naissance jusqu'à notre mort, nous ne grandissons plus car nous ne pensons plus : nous passons notre temps à têter les mamelles de la publicité. Radio, métro, stylo, bus, abri-bus, immeubles, journaux, télévision, internet, prospectus. La publicité crée chez moi un besoin éternellement inassouvi, une sorte de faim sans fin. Il est temps d'achever notre Oedipe et de baiser une bonne fois pour toute notre mère la pub.
Cette société me détruit de l'intérieur. Je ne sais pas si cela du à la période de Noël, mais cette aliénation devient de plus en plus difficile à supporter. Le constat est simple : plus je consomme, plus je me consume.
Mercredi 19 Déc 2007
Par lenombriliste, Mercredi 19 Déc 2007 à 17:58 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Je suis désespéremment à la recherche d'une baby-sitter. Mais à chaque fois c'est le même refrain, aucune d'elles ne souhaite garder un jeune homme de vingt ans qui ressemble étrangement à un trentenaire traversant une éternelle crise d'adolescence, à savoir moi.
J'aimerais bien avoir des enfants uniquement pour pouvoir flirter avec leur baby-sitter. Je deviendrai alors l'incarnation de l'anti-héros des romans américains.
Un jour, les baby-sitter se damneront pour passer une soirée en ma compagnie. Je leur lirai du Kafka, tandis qu'elles me lècheront sans cesse le nombril.
Mardi 18 Déc 2007
Par lenombriliste, Mardi 18 Déc 2007 à 17:33 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Lundi 17 Déc 2007
Par lenombriliste, Lundi 17 Déc 2007 à 20:21 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Dimanche 16 Déc 2007
Par lenombriliste, Dimanche 16 Déc 2007 à 17:09 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
La phrase de la semaine vient de mon père lorsque je lui racontai que Frédéric désirait faire avorter sa femme :
« Je le comprends parfaitement. Mieux vaut tard que jamais. Quand tu avais quinze ans, tu étais tellement insupportable que j'aurais donné n'importe quoi pour que le Gouvernement vote une loi autorisant l'avortement postnatal de quinze ans après la naissance. »
Samedi 15 Déc 2007
Par lenombriliste, Samedi 15 Déc 2007 à 18:27 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Le rêve récurrent que je fais a cessé : il est devenu une réalité. Mon téléphone portable est éteint depuis que Sophie m'a appelé. Je n'ai toujours pas de réponses à mes questions : est-elle enceinte de moi ? N'était-ce qu'une blague ? Était-ce vraiment Sophie ? Cet appel n'était peut-être que la suite de mon rêve.
Il y a une manière simple de connaître une partie de la vérité. Je rallume mon téléphone portable et j'examine l'historique des appels reçus. Le constat est simple : personne ne m'a contacté dans la nuit de jeudi à vendredi. Je suis soulagé. Mais la frontière entre le rêve et la réalité se rétrécit de plus en plus. C'est bien la dernière fois que je me couche avec autant d'alcool dans le sang.
Vendredi 14 Déc 2007
Par lenombriliste, Vendredi 14 Déc 2007 à 20:33 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Cette nuit, mon téléphone a sonné. Aux environs de deux heures du matin. Sous prétexte que je vis seul et que je n'ai aucune raison de me lever le matin, mes amis s'imaginent régulièrement avoir le droit de m'appeler au beau milieu de la nuit.
A cette heure tardive, je dormais naturellement. Je dormais et je rêvais. Voilà plusieurs nuits maintenant que je fais le même rêve. Je me trouve dans l'appartement de Sophie. Rien n'a changé, il est toujours tel que je l'ai vu lors de ma dernière visite. Sophie n'est pas là. Je me promène dans son studio et j'observe les cadres accrochés aux murs et les livres posés sur les étagères. Toutes les photographies de Sophie en ma compagnie parsèment encore la pièce. Mais en me rapprochant d'elles, un détail me saute aux yeux : mon visage n'y apparaît pas. Mon corps est là, ma tête aussi. Mais, sur chacun des clichés, mes yeux, mon nez et ma bouche ont laissé place à de la peau vide. C'est à cet instant que Sophie apparaît entièrement nue. Elle s'approche de moi et me murmure qu'elle est enceinte. J'ai un sursaut. Je m'écarte d'elle et l'observe à nouveau. Effectivement, son ventre est énorme. Mais il y a pire : mon visage, disparu des photos, est apparu sur son ventre. Devant moi, je regarde mon ex-petite amie complètement nue avec un ventre de femme enceinte, un ventre sur lequel est incrusté mon visage. Pris de panique, je m'empare d'un couteau de cuisine et, au moment où je m'apprête à lui enfoncer la lame dans le ventre, je me réveille.
C'est à cet instant que le téléphonne sonna. C'était Sophie. Je lui dis qu'elle avait intérêt à avoir une bonne raison de m'appeler et de me réveiller au milieu de la nuit. « Je suis enceinte. » me répondit-elle. Merde. Elle avait une bonne raison. Je ressentis la sensation d'un poignard s'enfonçant dans mes entrailles et je raccrochai.
Jeudi 13 Déc 2007
Par lenombriliste, Jeudi 13 Déc 2007 à 22:09 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
Frédéric est venu chez moi à l'improviste. Il était dans un sale état : un tiers d'alcool, un tiers de drogues, un tiers de dépression. Voilà le cocktail explosif de la crise de la trentaine.
Frédéric est venu principalement pour parler et surtout pour parler de lui. Il supporte de plus en plus mal le fait que sa femme soit enceinte, alors qu'elle est très heureuse de l'être. Il aimerait qu'elle avorte, mais il ne sait pas comme aborder le sujet avec elle. Dans ce genre de situation, je ne suis pas un bon conseiller et j'ai une désagréable sensation d'impuissance. Lucie, si tu lis ceci, sache que Frédéric NE VEUT PAS de cet enfant. Voilà. C'est tout ce que je peux faire pour le moment.
Mercredi 12 Déc 2007
Par lenombriliste, Mercredi 12 Déc 2007 à 16:38 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril
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