Journal d'un nombriliste

Manifestations

    Je ne suis pas sorti de la journée. Je ne pensais pas que ma rupture avec Sophie allait m'affecter à ce point. Je n'ai pas répondu à son message, je n'ai pas cherché à obtenir d'autres explications. Je vais bien assez mal comme cela, ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
    Dans ma forteresse de solitude (un studio de 23m² avec vue sur l'avenue), j'ai daigné ouvrir mes fenêtres pour contempler les manifestations estudiantines. Les étudiants filent et défilent devant moi. Ils expriment leur mécontentement et leur colère d'une manière opposée à la mienne. Ils sortent en masse dans la rue en hurlant des slogans ; je me réfugie seul chez moi dans le mutisme le plus complet. Nous partageons pourtant ce point commun : aucun d'entre nous ne sera écouté dans notre malheur.

Vos commentaires

1 Le Mardi 13 Novembre 2007 à 10:27 GMT+2, par Lili

Si.
Tu vois.
Tu es écouté, heu, plutôt, tu es lu.
Je compatis. Tu sais que ça passe. Tout passe. Imagine-toi dans un an. Tu riras de tes anciennes souffrances. Entre temps, tu auras eu des bonheurs... Crois moi. Je le sais.
Bises, Lili.

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