Manifestations
Je ne suis pas sorti de la journée. Je ne pensais pas que ma rupture avec Sophie allait m'affecter à ce point. Je n'ai pas répondu à son message, je n'ai pas cherché à obtenir d'autres explications. Je vais bien assez mal comme cela, ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
Dans ma forteresse de solitude (un studio de 23m² avec vue sur l'avenue), j'ai daigné ouvrir mes fenêtres pour contempler les manifestations estudiantines. Les étudiants filent et défilent devant moi. Ils expriment leur mécontentement et leur colère d'une manière opposée à la mienne. Ils sortent en masse dans la rue en hurlant des slogans ; je me réfugie seul chez moi dans le mutisme le plus complet. Nous partageons pourtant ce point commun : aucun d'entre nous ne sera écouté dans notre malheur.
Dans ma forteresse de solitude (un studio de 23m² avec vue sur l'avenue), j'ai daigné ouvrir mes fenêtres pour contempler les manifestations estudiantines. Les étudiants filent et défilent devant moi. Ils expriment leur mécontentement et leur colère d'une manière opposée à la mienne. Ils sortent en masse dans la rue en hurlant des slogans ; je me réfugie seul chez moi dans le mutisme le plus complet. Nous partageons pourtant ce point commun : aucun d'entre nous ne sera écouté dans notre malheur.
Par lenombriliste, Lundi 12 Novembre 2007 à 18:15 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril (article, RSS)











