Rien à raconter
Croyez-moi ou pas, mais je n'ai rien à raconter. Ma vie n'est ni plus originale ni moins passionnante que la vôtre. Je n'ai pas d'histoires personnelles, c'est évident, puisque je suis écrivain. Malheureusement pour vous, vous souffrez en tant que lecteurs, de maux semblables aux miens, même si, dans votre cas, les symptômes peuvent légèrement variés. Il est possible que vous ayez simplement une vie à laquelle vous souhaitez échapper. Mais y-a-t-il une différence entre une non-existence et une existence foireuse ? Être une merde ou ne pas être ? Voilà la question que nous devrions nous poser.
Vous qui lisez ces lignes, n'avez-vous donc rien de mieux à faire ? N'avez-vous pas d'enfants dont il conviendrait de s'occuper ? N'avez-vous pas un amant qu'il conviendrait de sucer ? N'avez-vous pas une épouse qu'il faudrait envisager de tromper ? Vous n'avez rien de tout cela puisque vous avez le temps de me lire. Vous lisez, donc vous vivez moins. Mais rassurez-vous, je suis comme vous, je suis même pire que vous. Moi j'écris, donc je ne vis plus.
Par lenombriliste, Jeudi 8 Novembre 2007 à 17:47 GMT+2 dans PARTIE I - Lécher le nombril (article, RSS)












